Soutenance de thèse

Le Vendredi, 19. novembre 2021 -
14:00 - 19:00
Salle des Actes à l’Université Paul-Valéry Montpellier 3 - Site Saint Charles

Madame Ambre DI PASCALE

Soutiendra vendredi 19 novembre 2021 à 14 h

Salle des Actes n°011 à l’Université Paul-Valéry Montpellier 3, Site Saint-Charles

une thèse de DOCTORAT

Discipline?: Archéologie spécialité Préhistoire, Protohistoire Paléoenvironnement Méditerranée-Afrique

Titre de la thèse?: La maison en terre du Néolithique final dans le Languedoc (IVe- IIIe millénaire). La place du torchis dans le bati : méthodologie, techniques et fonctions

Composition du jury :

  • Mme Fran?oise BOSTYN, Professeure, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
  • M. Luc JALLOT, Ma?tre de conférences, Université Paul-Valéry Montpellier 3
  • M. Olivier LEMERCIER, Professeur, Université Paul-Valéry Montpellier 3, directeur de thèse
  • M. Miquel MOLIST, Professeur, Université autonome de Barcelone (Espagne)
  • Mme Ingrid SéNéPART, Chargée de recherche, Service archéologique de Marseille
  • Mme Julia WATTEZ, Chargée de recherche, INRAP

Résumé de la thèse

En France, les architectures en terre crue sont attestées a? toutes périodes depuis le Néolithique ancien et jusqu’a? nos jours, elles témoignent d’une longue tradition constructive utilisant ce matériau. Depuis plusieurs années, les recherches sur les constructions de terre crue connaissent un accroissement notable et une nouvelle dynamique s’est mise en place a? partir des années 2000 autour de ces problématiques. Ainsi, la question de l’habitat en terre crue au Néolithique final sur la frange méditerranéenne n’est plus à débattre et aujourd’hui, son importance est largement admise. Malgré tout, assez peu d’archéologues prennent en compte la spécificité des matériaux en terre crue comme objet d’étude et les moyens accordés à ce type d’analyse restent généralement faibles. Ce qui constitue une lacune dans nos connaissances sur les formes de l’habitat a? cette période. Dans ce contexte, la question d’un modèle de la maison néolithique en terre crue s’est posée. D’autant plus que la construction en terre revêt en réalité une pluralité de techniques et de modes de mise en ?uvre, qui s’avèrent d’ailleurs complémentaires les unes par rapport aux autres dans l’espace habité. Ainsi, à la Préhistoire récente dans le sud de la France, la technique du torchis semble souvent associée à d’autres procédés de construction, généralement à la pierre dans les zones karstiques et aux procédés de la terre massive dans les zones de plaine. Cela pose donc la question des différentes formes du torchis qui existent et du r?le spécifique qu’il peut jouer dans l’architecture. Un corpus d’étude a donc été défini, a? partir de collections issues de fouilles préventives et programmées de la région Languedoc, afin de répondre a? ces questions et aux enjeux méthodologiques majeurs qui sont au c?ur de ce projet. Pour ce projet une approche transdisciplinaire a été menée dans l’objectif de caractériser les matériaux en terre crue et en particulier le torchis, leur cha?ne opératoire et de restituer leur r?le fonctionnel au sein du bati. Ces données apportent en effet de nombreuses informations tant sur les savoir-faire, sur la culture constructive, sur les formes de l’habitat, que sur les modes d’occupation et d’exploitation du milieu. L’étude des architectures de terre crue permet donc de mettre en évidence des choix économiques, environnementaux et culturels. A? terme, il s’agit donc de tenter d’établir un ou des modèles de la maison du Néolithique final a? partir de données inédites et bibliographiques sur l’utilisation de la terre crue et du torchis afin de mieux cerner l’habitat du territoire Languedocien a? la Préhistoire et de développer un axe méthodologique pour mieux appréhender ce type de vestige.

Dernière mise à jour : 29/10/2021